PCPC - Participation citoyenne et prévention des conflits dans la région des Grands Lacs


La région des Grands Lacs reste marquée par des crises politiques et des déterminants à long terme de la fragilité, tels que la mauvaise gouvernance, qui ont une incidence sur les conflits et la cohésion sociale. Par cette intervention, la Suisse entend contribuer à la consolidation de la paix et à l’inclusion sociale par le renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits communautaires et le maintien d’espaces de redevabilité entre l’Etat et les citoyens. Le projet sera mis en œuvre via des contributions à des partenaires régionaux, nationaux et locaux. 

Pays/région Thème Période Budget
Burundi
République démocratique Congo
Grands Lacs
Rwanda
Governance
Conflit & fragilité

Participation démocratique et société civile
Prévention des conflits
01.01.2019 - 28.02.2024
CHF  10’000’000
Contexte La région des Grands Lacs est marquée par une gouvernance à tendance autoritaire et un espace en réduction pour l’engagement de la société civile. Les pays disposent généralement de bons cadres légaux et réglementaires mais un fort décalage s'observe au niveau de la mise en œuvre, faute de volonté politique mais aussi de capacités techniques et financières. Ces modes de gouvernance affectent directement la vie des populations, qui enregistrent les indices de développement humain parmi les plus faibles de la planète. Le Rwanda se distingue par de bons résultats économiques, mais se heurte aux questions d'inclusion sociale et démocratique. En RDC, les conflits, l’insécurité et la corruption font obstacle à la prestation de services publics et à une culture de redevabilité. Au Burundi, une crise politique se poursuit dans un climat de répression et de violation des droits de l’homme, qui risque de s’accentuer lors des échéances électorales à venir. La région des Grands Lacs partage une identité commune et la volonté des individus de circuler et de commercer avec les voisins. Cependant les tensions entre les pays freinent les dynamiques positives. Les femmes sont particulièrement touchées par une tradition discriminatoire qui limite leur accès aux ressources, freine leur participation aux processus démocratiques et les expose à des violences en temps de crise.
Objectifs La cohésion sociale est renforcée grâce à une participation citoyenne accrue des hommes et des femmes et l’optimisation des mécanismes de prévention et de gestion des conflits.
Groupes cibles

Les principaux bénéficiaires sont les citoyens des trois pays de la région des Grands Lacs, en particulier les femmes et les jeunes, surtout ceux vivant aux abords des zones transfrontalières et affectés par les déterminants de la fragilité et des conflits. Au Rwanda le programme compte toucher directement environ 170'000 citoyens dont 50% femmes.

Au Burundi, la population cible compte environs 2'000’0000 de personnes dont 52% sont des femmes. En RDC, une estimation chiffrée sera réalisée au moment de l’étude de base. 

Effets à moyen terme

Outcome 1 :    La population, hommes et femmes, participe effectivement au processus de prise de décision et oblige les autorités locales à rendre des comptes de leurs actions, y compris les prestataires de services publics.

 

Outcome 2 :    Les autorités locales informent et recherchent activement le dialogue et la participation des citoyens à la prise de décisions. Elles prennent en compte et équilibrent les intérêts des différents groupes dans la société, fournissent des services de qualité et qui répondent aux demandes des citoyens.

Outcome 3 :    La population, hommes et femmes, sans aucune forme de discrimination, a accès et utilise des mécanismes formels et informels de gestion des conflits leur permettant de présenter des doléances, de régler des conflits de manière non violente et d’accéder au dialogue inclusif au niveau communautaire.

Résultats

Principaux résultats attendus:  

-    La capacité de participation des citoyens (hommes et femmes) et celle des autorités pour gérer les processus de développement participatif est renforcée;

-    Des interfaces entre les détenteurs de droits et les détenteurs d'obligations à des fins de consultation et de retour d'informations sont organisées pour collecter les problèmes prioritaires de différents groupes et y répondre; 

-    Les femmes sont habilitées à participer davantage aux processus, programmes et plans décisionnels locaux;

-    Des outils et des directives pour une gestion efficace des conflits au niveau communautaire sont développés et diffusées;

-    Les mécanismes formels et informels de dialogue inclusif mis en place au transfrontalier en faveur de la participation citoyenne et la prévention/gestion des conflits sont renforcés et dynamisés.


Principaux résultats antérieurs:   Cette nouvelle intervention se fonde sur les expériences de différents programmes de gouvernance et de prévention des conflits réalisés dans les trois pays, en accordant une priorité à l’adéquation entre l’analyse du contexte et le programme. Au Burundi, la Suisse est reconnue pour son expertise en matière de résolution et de médiation des conflits fonciers et pour son appui à la décentralisation. Elle a contribué au développement d’un cadre normatif et méthodologique dans ces domaines. Au Rwanda, elle compte également une expérience significative en matière d’appui aux organisations de la société civile, en particulier dans le domaine de la promotion des droits socio-économiques, et de gouvernance décentralisée. Au Sud Kivu (RD Congo), elle peut capitaliser sur son engagement en faveur de la réforme foncière provinciale et sur l’expérience de la DSH en matière de prévention et de gestion des conflits. Dans l’ensemble de la région, la Suisse est positivement perçue. Son indépendance est appréciée, en particulier dans des thèmes de prévention des conflits et de gouvernance, pourtant considérés comme sensibles. Elle bénéficie donc d’un capital confiance auprès des acteurs politiques et de la société civile qui lui permet de s’engager dans des telles niches. Le programme visera à maintenir et à développer cette valeur ajoutée, en facilitant les interactions constructives entre les « détenteurs de droits » (la population, la société civile) et les « détenteurs d’obligations » (l’Etat). 


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Partenaire de projet Partenaire contractuel
ONG internationale ou étrangère
Secteur privé
Institution étatique étrangère
  • Sectreur privé étranger Sud/Est
  • Sub-National State SouthEast


Autres partenaires
Partenaires régionaux : Plateforme des autorités locales des pays des grands lacs (PALPGL); l’Association des Conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACEAC)- (Eglises catholique et anglicane) Burundi : Land and Development Expertise Center, Femmes artisans de paix Burundi, Association burundaise des Femmes d’affaire. Rwanda : Norwegian People's Aid; (NPA) RCN Justice et Démocratie, Commission Episcopale Justice et Paix du Rwanda (CEPR). RD Congo : Ligue des consommateurs du Sud Kivu (LICOSKI), Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), Fédération des organisations de producteurs agricoles (FOPAC), Ligue d’action pour les droits et l’accompagnement psychosocial (LADAPS), et Célébrons le courage de la Femme (CCF)
Coordination avec d'autres projets et acteurs Partenaires de la DSH, programme régional Interpeace, programme d’appui aux médias dans les Grands Lacs (ph. II), programme commerce transfrontalier.
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF    10’000’000 Budget suisse déjà attribué CHF    5’848’188