AREN - Programme d’appui au renforcement de l’enseignement normal au Mali


Au Mali, environ deux tiers des élèves terminent le cycle primaire sans avoir acquis les compétences de base. Ce constat est dû, en partie, à l’inadéquation des programmes de formation des enseignants avec ceux de l’école fondamentale. Au regard du contexte, le système scolaire doit développer des alternatives éducatives. Le programme AREN cible la formation et la gestion des enseignants pour contribuer à renforcer la qualité et la performance du système d’éducation du Mali et prépare les futurs enseignants pour faire face à la crise.

Pays/région Thème Période Budget
Mali
Education
Éducation des enseignants
Politique d'éducation
Enseignement primaire
01.07.2020 - 31.05.2028
CHF  8’400’000
Contexte

L’insurrection populaire de 2020 a abouti à la prise du pouvoir par les militaires. Un gouvernement et un Conseil national de transition (parlement) devraient conduire le pays vers un rétablissement de l’ordre constitutionnel. Ce processus connait cependant des retards et la position du gouvernement vis-àvis des ONG, de la société civile et de certains donateurs s’est durci. 

Plusieurs évaluations ont fait ressortir une baisse du niveau d’éducation des élèves dans les dernières années. Les facteurs mis en cause sont (i) la faible qualification des enseignants qui jouent un rôle prépondérant dans le processus d’apprentissage des élèves ; (ii) la mauvaise structuration des formations initiales et continues des enseignants ; (iii) l’absence d’un réel plan de carrière ; (iv) l’existence de plusieurs niveaux de recrutement des fonctionnaires (collectivités, Etat) ; (v) les abandons de poste du fait de l’insécurité, et (vi) les grèves répétitives. Les programmes de formation dans les écoles de formation des enseignants ne sont pas conformes aux curricula enseignés. La gestion de proximité des enseignants par les collectivités territoriales auxquelles cette responsabilité a été déléguée dans le cadre de la décentralisation reste un défi. Ces différents facteurs ont un effet néfaste sur la qualité de l’éducation. Cependant, avec l’appui de la Suisse, de nombreuses alternatives éducatives ont pu être développées et validées depuis 2010. Ces méthodes d’éducation dite non-formelle font désormais parties du système éducatif malien au même titre que l’éducation formelle. Vu la détérioration du contexte malien et les défis y liés en matière d’insécurité, d’accès et de déplacement, les alternatives éducatives et l’éducation en situation d’urgence méritent d’être davantage promus. Le corps enseignant doit être préparé à ces changements. L’institutionnalisation de la formation dans les instituts de formation des maîtres prend en compte les besoins de l’éducation formelle et non formelle.

Objectifs Contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formels et non formels au Mali à travers un investissement dans la formation et la gestion des enseignants.
Groupes cibles

-    Les élèves des 19 Instituts de Formation des Maîtres du Mali (~105'000);

-    Les futurs professeurs des Instituts de formation des maîtres inscrits à l’école normale supérieure;

-    Les élèves des écoles formelles et non formelles du Mali (3'600'000).

Effets à moyen terme

Outcome 1:    Une formation initiale et continue des enseignants du préscolaire, du fondamental et de l’éducation non formelle de qualité, pertinente et orientée vers les curricula enseignés;

Outcome 2:    Un système de gestion des enseignants modernisé et opérationnel prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et permettant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles est fonctionnel;

Outcome 3:    Une filière de formation des formateurs des instituts de formation des enseignants/maîtres institutionnalisée à l’école normale supérieure.

Résultats

Principaux résultats attendus:  

-    Les programmes d’enseignement des Instituts de formation des maîtres sont en cohérence avec les curricula de l’enseignement au cycle fondamental et des options validées d’éducation non formelle (alternatives éducatives);

-    Les capacités des formateurs des centres virtuels de formation sont renforcées pour une utilisation adéquate des technologies d’information et de la communication;

-    Un dispositif de formation continue offrant aux enseignants des opportunités de développement professionnel est mise en place;

-    Un mécanisme d'évaluation, de certification et de supervision des enseignants est mis en place;

-    Des cadres de concertation entre les services techniques déconcentrés et les collectivités territoriales s’accordent sur la gestion des enseignants (recrutement, affectation/mobilité, carrière, redéploiement en cas de crise);

-    Le cursus de formation des formateurs de l’école normale supérieure est restructuré, diversifié et adapté aux besoins pédagogiques des futurs enseignants et au contexte;

-    Un plan d’innovation pédagogique basé sur la recherche scientifique est élaboré pour l’école normale supérieure.

 


Principaux résultats antérieurs:  

-    Seulement 22% des élèves de la deuxième année du cycle fondamental ont acquis les compétences minimales d’aptitude en lecture/écriture ;

-    Que 21.7% des élèves de la deuxième année du cycle fondamental ont acquis les compétences minimales d’aptitude en mathématique ;

-    51,6% et seulement 49% des filles achèvent leur cycle fondamental.

Une étude sera réalisée afin de déterminer les valeurs de références non renseignées.


Direction/office fédéral responsable DDC
Partenaire de projet Partenaire contractuel
ONG internationale ou étrangère
Secteur privé
Institution étatique étrangère
  • Other international or foreign NGO North
  • Sectreur privé étranger Sud/Est
  • Sub-National State SouthEast


Autres partenaires
PARTICIP GmbH
Coordination avec d'autres projets et acteurs BASE; PRAQUE; PARTICIP; Banque Mondiale (PME); UNESCO; CANADA; Union Européenne.
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF    8’400’000 Budget suisse déjà attribué CHF    1’755’496