Migration

Le Maroc, traditionnellement terre d’émigration, a toujours été un pays de transit vers l’Europe. La fermeture des frontières européennes a fait du Maroc un pays d’accueil pour un nombre croissant de migrants irréguliers, de requérants d’asile et de réfugiés. La gestion difficile de ces flux migratoires mixtes, constitués de personnes très vulnérables qui souvent n’ont pas accès aux services de base, exige une réponse adaptée qui respecte le droit international. En septembre 2013 le Roi Mohammed VI a annoncé une nouvelle politique migratoire, suivant une approche globale et humaniste, et conforme au droit international.

Dans l’esprit de la nouvelle politique migratoire du Royaume, la Suisse souhaite aborder le domaine de la migration dans sa globalité en tenant compte des opportunités et des défis aux niveaux national, régional et international. Allant dans ce sens, diverses activités sont en cours dans le domaine de la protection des personnes vulnérables, du retour volontaire et de la réinsertion, de la prévention de la migration irrégulière ainsi qu’en vue d’une meilleure prise en compte des liens entre la migration et le développement.

DFAE ©Récolte de safran à Taliouine

Migration et développement 

Le Maroc est devenu au cours de la deuxième moitié du XX˚ siècle un des principaux pays d’émigration du monde. Aujourd’hui, la diaspora marocaine est estimée à 4.5 millions dont plus de 3 millions personnes sont installées dans des pays européens. Les migrants marocains, non seulement sont une source de revenue importante pour le pays, mais sont également porteurs de compétence et d’expertise qui peuvent contribuer au développement de leur pays.

La Suisse privilégie une approche globale de la migration qui tient compte tant des opportunités que des défis. Dans ce cadre, la Suisse s’engage pour une valorisation du potentiel des migrants dans la perspective d’un développement durable en contribuant à la mise en place de conditions favorables dans les pays de provenance, de transit et de destination.

La Suisse soutient plusieurs initiatives qui prennent en compte les liens entre la migration et le développement, comme par exemple l’intégration de la migration dans les stratégies de développement ou l’apport des migrants au développement local. La Suisse s’engage également pour l’amélioration de la gouvernance de la migration de la main d’œuvre à travers un renforcement des capacités institutionnelles et un dialogue sous régional.

Communauté de développement solidaire (PDF, Page 1, 100.8 kB)  

DFAE ©Grâce au soutien de la Suisse, des enfants de migrants et de réfugiés peuvent poursuivre leur éducation scolaire.

Migration et protection 

Ces dix dernières années, le Maroc, bien qu’il demeure un pays d’émigration, est également devenu un pays de transit et de destination pour les migrants et les réfugiés en provenance d’Afrique subsaharienne, de Syrie et d’Irak. Au regard de ce phénomène, le Maroc se retrouve confronté à de nouveaux défis. Pour y faire face, le Roi Mohammed VI a annoncé en 2013, suite aux recommandations du Conseil National de Droits de l’Homme (CNDH), une nouvelle politique migratoire, suivant une approche globale et humaniste, et conforme au droit international.

La Suisse s’engage à assurer une protection et un accès aux services de base pour des refugiés et migrants en situation vulnérable et à contribuer à une gestion de migrations basée sur une approche des droits humains dans la cadre de la mise en place de la nouvelle stratégie migratoire du Maroc. 

La Suisse soutient des diverses initiatives pour une meilleure protection des migrants en situation de précarité, tels que les centres d’accueil et d’orientation, la prise en charge globale des femmes victimes de violence sexuelle ainsi que la lutte contre la traite des êtres humains. La Suisse soutient également le retour volontaire des personnes en situation irrégulière et la réintégration dans leurs pays d’origine. 

Sous l'effet de la mondialisation, le phénomène migratoire a gagné en intensité et en complexité. La DDC entend exploiter ses aspects positifs et enrayer ses effets négatifs. En effet, s’il est régulé et intégré de manière ciblée dans des stratégies de développement, il peut être un moteur pour le développement.

Engagement de la DDC dans le monde