Communiqué de presse, 05.04.2024

La situation au Proche-Orient et en Ukraine ont été au centre des discussions de la 55e session du Conseil des droits de l’homme à Genève. La session avait débuté le 26 février dernier avec la participation du conseiller fédéral Ignazio Cassis et d’une centaine de hauts dignitaires. Elle a pris fin ce vendredi.

Le 26 février dernier, le conseiller fédéral Ignazio Cassis avait ouvert le segment de haut niveau de la 55e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU et a accueilli quelque 130 représentants d'États à Genève. Le chef du DFAE avait souligné que la protection des droits de l'homme est absolument centrale pour endiguer les nombreuses crises actuelles, en particulier en Ukraine et au Proche-Orient. Les crises en cours dans ces régions ont été longuement abordées lors des derniers jours de la session.

A l’occasion de ses déclarations, la Suisse a rappelé sa position vis-à-vis du conflit actuel au Proche-Orient. Elle a appelé à un cessez-le-feu humanitaire et à la libération immédiate et inconditionnelle des otages détenus à Gaza. Elle appelle également toutes les parties à respecter le droit international, en particulier le droit international humanitaire, ainsi que les droits de l’homme. La Suisse l’a notamment rappelé lors du dialogue avec le Haut-Commissaire aux droits de l’homme sur le Territoire palestinien occupé.

Concernant la situation en Ukraine, la Suisse a réitéré son inquiétude face aux violations persistantes du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans les régions occupées par la Russie. Elle a exprimé la nécessité d'une approche globale de la responsabilité pour faire face aux conséquences sociales et politiques de l'occupation. La Suisse a co-sponsorisé une résolution visant à prolonger d'un an le mandat de la commission d'enquête sur l’Ukraine.

La Suisse a initié une déclaration conjointe concernant les Philippines

La Suisse a également présenté une déclaration conjointe avec les pays donateurs (l’Australie, l’Allemagne, l’Irlande, le Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis) du programme droits de l’homme onusien aux Philippines. Elle y a exprimé son soutien pour une inclusion active de la société civile dans la promotion et la protection des droits de l’homme.
 
La Suisse a pris position sur les droits de l’homme en Syrie, en Iran, en RDC et au Venezuela

La Suisse a participé au dialogue avec la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme en Syrie. Elle s’est notamment alarmée de la poursuite des hostilités sur plusieurs fronts et de l’aggravation de la situation humanitaire, ceci alors que les fonds à disposition diminuent. Elle a par ailleurs soutenu le renouvellement du mandat de la Commission d’enquête chargée d’enquêter sur toutes les violations et abus des droits de l’homme survenus depuis le début du conflit.

La Suisse s’est aussi associée à une déclaration commune sur l’Iran, soutenue au total par 54 États. Le texte demande notamment aux autorités iraniennes d’ouvrir l’espace civique et de permettre aux journalistes, avocats et défenseurs et défenseuses des droits de l’homme d’exercer leur travail librement. La Suisse a participé au dialogue interactif avec la Mission d’établissement des faits sur l’Iran. Elle a dénoncé la hausse inquiétante des exécutions et les discriminations subies par les femmes et les filles dans le pays. La Suisse y a également soutenu le renouvellement du mandat du rapporteur spécial sur l’Iran et celui de la Mission d’établissement des faits.

Enfin, la Suisse s’est exprimée sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC) et au Venezuela. Concernant la RDC, la Suisse a demandé aux autorités de revenir sur la décision de lever le moratoire sur les exécutions, conformément aux obligations internationales du pays. La Suisse a déploré la suspension des activités du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme au Venezuela et a encouragé les autorités à garantir un processus électoral libre, juste et transparent pour les élections présidentielles à venir.

Engagement en faveur du renforcement de la protection des droits de l’homme et de l’environnement

La Suisse s'engage depuis plus d'une décennie au sein du Conseil en faveur de solutions multilatérales aux défis écologiques mondiaux qui entravent la réalisation des droits de l'homme. Lors de cette session, elle a présenté, avec un groupe interrégional composé du Costa Rica, des Maldives, du Maroc et de la Slovénie, une résolution visant à renouveler le mandat du Rapporteur spécial sur le droit à un environnement propre, sain et durable. Ce dernier promeut des bonnes pratiques en vue d'orienter l'élaboration de politiques environnementales sensibles aux droits de l’homme. Cette résolution a été adoptée par consensus.


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Dernière mise à jour 19.07.2023

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